En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. Il était sur le dos, un dos aussi dur qu’une carapace, et, en relevant un peu la tête, il vit, bombé, brun, cloisonné par des arceaux plus rigides, son abdomen sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu’à peine. Ses nombreuses pattes, lamentablement grêles par comparaison avec la corpulence qu’il avait par ailleurs, grouillaient désespérément sous ses yeux.

C’est le premier paragraphe du livre de Franz Kafka, La métamorphose.

Choisissez un animal. Faites une liste de mots que vous lui associez. Ré-écrivez le texte de Kafka en imaginant que Gregor Samsa est devenu cet animal. Pour cela, remplacez les mots que Kafka associe au « monstrueux insecte » par ceux que vous avez notés dans votre liste.

Il y a trois phrases. C’est par ces trois phrases (modifiées) que commencera votre texte. Vous pouvez ensuite le prolonger, au minimum d’une quatrième phrase. Ou plus si ça vous dit.

cinq-choses-que-vous-ne-saviez-pas-sur-la-girafe

Exemple :

En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un grand quadrupède. 
Il était sur le flanc, un flanc aussi tendre qu’une baudruche, et, en relevant un peu la tête, il vit, fin, brun, coloré par des taches plus sombres, son pelage sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu’à peine. 
Ses fines pattes, incroyablement longues par comparaison avec le torse qu’il avait par ailleurs, tentaient de lui donner sa position debout, faute de quoi il sentait que sa mort était proche.
Il réussit en tournant sur lui-même à descendre du lit et à se dresser sur ses pattes mais sa tête cogna au plafond.
Dans le reflet de la fenêtre, il vit les deux ossicônes qui ornaient son crâne et que ses yeux étaient désormais de chaque côté de sa face ; il émit un grognement bizarre qui inquiéta ses parents.
Ceux-ci frappèrent à la porte : « Ça va, Gregor ? Tu as besoin de quelque chose ? » n’entendant pour toute réponse le bruit des sabots qui piétinaient sur le plancher.
On ouvrit la porte et Gregor en profita pour sortir et s’en aller saisir des feuilles des acacias qui clôturaient la petite pelouse familiale. 

C’est à vous main tenant. Racontez une métamorphose de Gregor Samsa. On dit que nous avons tous quelque chose d’animal en nous. Projetez donc cet animal sur le personnage de Kafka. Et postez votre texte dans les commentaires ci-dessous. Merci. 

photo :© Marc Rauw / Gettyimages