fullsizeoutput_3d0f

Schubert est assis au fauteuil n°7 ! Voilà ce que voit le pianiste au début du récital. Et il commence par la fin. Il ne peut rien jouer d’autre que la fin, une pièce de Schubert qui lui rappelle son affection pour un  autre pianiste qui a quitté la scène ayant découvert une oeuvre inédite… Après l’entracte le récital aura définitivement été bouleversé. Décrivant ici la musique, Jaume Cabré sait aussi bien donner à voir une toile de Rembrandt ou à montrer l’obsession d’un bibliophile, rempli de citations littéraires (une phrase par-ci, une par-là). Ses nouvelles nous mettent face à l’audace, à la mort, à l’espoir quand il n’y a plus d’espoir, à la cupidité, au désespoir, au hasard. Et Schubert, toujours, nous attend, et l’hiver.