18 novembre 2019

La femme à sa fenêtre, de Maram al Masri et Sonia Maria Luce Possentini, dans la collection Poés'histoires

Offrir le monde aux enfants, Maram al Masri le souhaite ardemment. Elle est femme, de sa fenêtre elle voit la vie des gens, les boutiques, les terrasses de café, les amoureux, les enfants qui jouent, ceux qui devraient pouvoir jouer, si la guerre n’était pas venue chez eux, si on ne les avait pas séparés de leurs parents. Elle écrit. Elle écrit  : je tire « une montagne de tristesse avec ma main droite / une montagne d’espoir avec ma main gauche ». Car il n’y a pas de lamentation dans les poèmes de Maram. Sonia Maria... [Lire la suite]
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17 novembre 2019

Papicha, film de Mounia Meddour

Étudiantes, ces jeunes filles algériennes, dans les années 90, voient monter l’intégrisme. Ça vient sans qu’on s’en rende compte. Et, un jour, il y a une affiche sur laquelle on voit une femme couverte de la tête aux pieds par un tissu noir qui fait disparaître le corps. Et l’injonction qui est inscrite recommande cette tenue pour les filles et les femmes. Nedjma (Lyna Khoudri) arrache une affiche, sous l’oeil de Mokhtar (Samir El Hakim), le gardien de la Cité universitaire. Le corps des femmes, voilà l’enjeu. Disparaissez, femmes,... [Lire la suite]
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16 novembre 2019

Complètement idiome !

Hier, dans ce blog, vous pouviez trouver les noms des animaux dont parle Vénus Khoury-Gata dans ce livre Lune n’est lune que pour le chat (éditions Bruno Doucey, collection Poés’histoires). C’est dans un autre livre que j’ai collecté d’autres noms d’animaux contenus dans des expressions idiomatiques : Complètement idiome ! c’est le titre de cet ouvrage publié par Bibliomnibus. Voici les expressions animalières extraites de ce livre : copains comme cochons tirer les vers du nez avoir du chien comme un coq en pâte être une poule... [Lire la suite]
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15 novembre 2019

Lune n'est lune que pour le chat, de Vénus Khoury-Gata et Sibylle Delacroix, dans la collection Poés'histoires

Dans un autre livre, Où vont les arbres ?, Vénus Khoury-Gata évoque sa famille comme un jardin planté d’arbres. Alors, on n’est pas surpris qu’elle parle autant des animaux : chat, escargot, chien, goéland, cormoran, coq, et d’autres qui prennent la lune pour un bateau. C’est un livre plein de questions qui commencent par « À quoi sert ». Elle tente des réponses et Sibylle Delacroix suit le chat qui, lui, essaie de faire des choses. On va en Tchétchénie, en Australie. Après toutes ces activités, toutes ces questions,... [Lire la suite]
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14 novembre 2019

La vie est belle, premier livre d'une nouvelle collection des éditions Bruno Doucey

Les éditions Bruno Doucey créent une nouvelle collection, la dixième : Poés’histoires. Murielle Szac la dirige. Son travail d’éditrice ne se limite pas à choisir un.e auteur.e. Elle en assemble les poèmes selon un chemin qu’elle propose et leur associe les images d’un.e artiste qui peint ou dessine, prolongeant le geste de l’écriture. Elle accompagne aussi la lecture de celles et ceux qui entrent dans le livre : une soixantaine de pages, introduites par un texte liminaire, sur le rabat de la couverture, et conclues par un autre... [Lire la suite]
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13 novembre 2019

L'origine de la nature morte selon Pascal Quignard

La tradition donne Sôsos pour l’inventeur de la nature morte. (…) Au livre XXXVI de l’Histoire naturelle, Pline l’Ancien a décrit l’oeuvre qui avait appelé sur Sôsos, deux siècles plus tôt, une gloire qui fut universelle dans le monde antique : « Dans le genre de la mosaïque Sôsos fut l’artiste le plus célèbre. Il fit à Pergame ce que les Grecs ont appelé une chambre non balayée. » Mot à mot, en grec, une « sale maison ». On donna ce nom grec - asarôtos oikos - à cette oeuvre parce que Sôsos avait représenté à... [Lire la suite]
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12 novembre 2019

Félix Fénéon (1861-1944) - Les temps nouveaux, de Seurat à Matisse - au Musée de l'Orangerie, à Paris

On pourrait dire de lui qu’il a voulu être important mais inconnu. S’il est quelques portraits de lui (ci contre, par Paul Signac), on sait aussi qu’il répugnait à poser. Au ministère de la guerre où il a travaillé plusieurs années, ce n’est que tardivement qu’on lui a su des convictions anarchistes. Aucun parti, semble-t-il n’a obtenu son adhésion. Il a cependant réagi aux « lois scélérates » muselant la presse au prétexte de préserver « les libertés publiques », encourageant à la délation, et qui... [Lire la suite]
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11 novembre 2019

Nul chemin dans la peau que saignante étreinte, de Jean d'Amérique

Jean d’Amérique vit en Haïti. Il a obtenu le prix de la vocation en 2017. Son recueil est donc publié par Cheyne. En quatrième de couverture, est imprimé le dernier poème du recueil dont les derniers mots sont pour « l’usine qui se régale ». On peut penser à Leslie Kaplan qui publia dans les années 1980 L’excès - L’usine, bien qu’ici il soit plutôt question de ville. Comment en arrivons-nous dans « la marche sauvage des machines » à cette usine ? Il écrit « je marche » une fois, deux fois, trois fois,... [Lire la suite]
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10 novembre 2019

Où donc est passé votre sourire ?

(…) permettez-moi d’abord de m’attarder encore sur ce sourire, c’est peut-être une manie de ma part, mais je pense que c’est parce qu’il était si fragile et si fugitif qu’il mérite d’être décrit. Nous qui l’avons vu, comment pourrions-nous oublier le sourire pas du tout naïf, très vigilant au contraire, déterminé et désarmant, de ces volontaires  du service d’ordre qui se trouvaient au matin du 4 novembre 1989 autour de l’Alexanderplatz, avec leur écharpe orange bien en évidence sur laquelle on pouvait lire : PAS DE VIOLENCE,... [Lire la suite]
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09 novembre 2019

Ce repère, Perec (Luc Étienne)

Les éditions Denoël publient ces jours-ci le Grand palindrome de Georges Perec, petit livre (une page noir sur blanc, une page blanc sur noir) qu'on aborde avec cette sorte d'admiration qu'on porte à une prouesse. Perec a déjà publié La Disparition, chez Denoël, quand il écrit ce palindrome de 1247 mots, 5566 lettres (soit le produit de la multiplication palindromique 11x23x2x11). Il y a chez cet oulipien le souci de la perfection et le désir de remettre « sans cesse en question les enjeux et les limites de l'écriture ». ... [Lire la suite]
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