05 novembre 2019

Berta Isla, de Javier Marías (extrait)

— Nous sommes plus ou moins comme le narrateur à la troisième personne dans un roman, Nevinson, je suis sûr que ça vous est arrivé d’en lire, des romans - poursuivit Tupra d’un ton didactique -. C’est le narrateur qui décide et qui compte, mais on ne peut ni l’interpeller ni le questionner. Il n’a pas de nom et ce n’est pas non plus un personnage, à l’inverse de celui qui raconte à la première personne ; on le croit, et donc on ne se méfie pas de lui ; on ne sait pas pourquoi il sait ce qu’il sait ni pourquoi il omet et tait ce... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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