fullsizeoutput_3abd

C’est au matin, après l’orage, que la Compagnie du Monde à part présentait Bête Beurk. Une histoire de création du monde. Parce que ça commence avec le commencement, et que le commencement, ça pourrait simplement être joli. La terre est plate, elle a deux faces, comme les disques que les jeunes générations ne connaissent pas mais que leurs parents et leurs grands parents ont bien connus. Ça commence déjà avec le temps qui passe, et avec le temps qu’il fait. Ça commence avec la Face A, un monde de paix et de bonheur où naît une princesse. Mais ce n’était que la Face A. La Face B, c’est tout le contraire : c’est la boue et un monstre. Comment on y accède : si on est le conteur, il suffit de retourner le disque, ou d’en faire le geste ; si on est un des personnages, il faut passer par le trou central. Danger ! Espoir ! Musique. Frédéric David, le conteur, et Yann Lefer, le musicien, nous font tourner avec leur histoire et nous nous surprenons à scander avec eux le chant de la Bête Beurk. Et l’orage s’est (provisoirement) éloigné.