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C’est dans son quotidien qu’Aimé Nouma trouve ses mots et dans Paris où on pourrait le suivre, selon les noms des stations du métro, ou à la Gare saint-Lazare, ou encore dans le Quartier de l’Horloge. Au fil de ses déambulations verbales, souvent souriantes, on l’entend parler de ses amours, de ses embrouilles, de ses amitiés ou de personnages qu'il invente. Ce sont toujours les mots qui le mènent, les rythmes qu’il en fait surgir, les mélodies parfois qui les portent. Son prénom, par exemple, selon qu’on en prend le début ou la fin, le fait haï (A, I) ou aimé (M, É). Ce soir-là, nous avons aussi parlé du clip qu’il a réalisé à propos de la guerre 14-18 et où, comme dans un autre texte où il interpelle Marianne, il affirme une mémoire commune, une histoire commune, qui nous relie les uns aux autres. Et ce n’est pas seulement l’Histoire (« avec sa grande hache », comme l’écrivait Georges Perec), ce sont aussi les mots, simples, qui jouent entre eux et avec nous.

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