lesronces

Cécile Coulon publie Les ronces fin 2018 chez Le castor astral. Ce recueil a obtenu le prix Apollinaire, cent ans après la mort du poète. Faut-il chercher un lien entre Cécile Coulon et Apollinaire ? L’une est attachée à son Massif central, l’autre est bien parisien. L’une choisit la forme poétique (des lignes qui ne vont pas jusqu’au bord de la page, des répétitions, marquant ainsi des rythmes) pour raconter des souvenirs, pour exprimer sa mélancolie, pour évoquer la nature. L’autre a choisi de bousculer la poésie au tournant du siècle précédent. 

Mais il ne faut pas pousser la comparaison. Cécile Coulon n’est pas née au XIXe siècle. Elle a choisi de publier ses textes d’abord sur Facebook, pour voir ce que ça fait, la poésie, sur un « réseau social ». Puis, ses poèmes ont été publiés dans un livre. À leur lecture, je me demande si la poésie peut ainsi n’être que narrative (« avoir un début, un milieu et une fin », dit Cécile Coulon) et si la poésie peut aussi n’être que nostalgique : la maison à vendre, l’amour perdu, la grand-mère qu’on n’a pas connue… Et je suis partagé entre le plaisir et l’ennui.

Et je lis ces autres mots, une pensée parmi les ronces, qu'écrivit Amin Khan en novembre 2016, dans le numéro 2 de la revue Apulée.