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D’abord, Philippe Tancelin affirme l’inséparabilité de la poésie et de la philosophie. Cela paraît évident dans certaines cultures mais ça ne l’est pas ici même. Philosophie et poésie ont pourtant en commun, entre autres, l’idée de l’engagement. Et dans les jours que nous vivons la poésie de Philippe Tancelin sonne juste. Elle dit la verticalité de l’être humain, elle dit le fait d’être avec les autres, de prendre part à la vie sociale et d’y prendre place. On a pu lire de ses textes quand la Nuit était debout, il était du combat pour la libération d’Ashraf Fayad, on l’entend témoigner de sa présence dans un rond-point en décembre. Plus que le poétique, il revendique une poéthique. Dans ses poèmes de nombreux adjectifs commencent par le privatif in- (inséparable, insaisissable, ineffaçable, inconnu, etc.) c’est, dit-il, pour ouvrir sur tout ce qui reste à connaître, à rencontrer, à créer. Ensemble, puisque c’est aussi un mot souvent entendu au cours de la soirée.

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