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Dans Polisse, Maywenn montrait une équipe travaillant à la protection de l’enfance. Dans Pupille, Jeanne Herry montre une équipe travaillant à « trouver les meilleurs parents possibles à des enfants en difficulté ». Et le film nous montre tout le processus, parfois très long, depuis l’abandon d’un nouveau-né jusqu’à son adoption. Ici, nous découvrons en effet une équipe et tout un réseau, avec notamment celles et ceux qui sont chargés d’accueillir les enfants en attendant une décision du conseil de famille. Cette fois, c’est un homme (Gilles Lellouche) qui accepte ce rôle de transition. Les regards sur le bébé à adopter, la façon dont on lui parle, tout est important. Si l’enfant ne comprend pas les mots, il comprend l’intonation de la voix qui s’adresse à lui. La « recueillante » (Clotilde Mollet), qui rencontre la mère biologique et garde secrète la confidence qu’elle lui fait, peut ainsi, s’adressant à l’enfant, et respectant le secret, lui donner une chance de se développer dès les premiers jours. Jeanne Herry installe avec délicatesse les relations entre les gens et nous en fait non seulement les témoins mais aussi les partenaires. On a l’impression d’accompagner chacune et chacun dans les démarches et les décisions qui sont prises. 

Avec Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Élodie Bouchez, Olivia Côte, Clotilde Mollet, Miou-Miou et d’autres…