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Un jeune chirurgien d’origine palestinienne, qui a obtenu la nationalité israélienne, rentre chez lui après une longue soirée à soigner les blessés d’un attentat commis à Tel Aviv. Dans la nuit, on l’appelle : sa femme serait la kamikaze ayant réalisé cet attentat. Une pluie de cendres s’abat sur le plateau du théâtre. Commence alors pour lui une sorte d’enquête pour comprendre. Et pour comprendre, il revient dans la ville de son enfance, Jénine. Le spectacle prend alors une autre dimension : d’un monologue théâtral, il s’oriente vers un dialogue à plusieurs niveaux : dialogue d’Amine, le chirurgien, avec ses proches, dialogue entre son passé et son présent, dialogue entre la fiction de Yasmina Khadra et la réalité des territoires palestiniens et israélien ; réactions de femmes et d’hommes à l’annonce de l’attentat…

Des poèmes de Mahmoud Darwich viennent apporter un autre éclairage, et, pour conclure, une magnifique chanson d’Emel Mathlouti (Kelmti Horra : Ma parole est libre) fait vibrer la revendication d’être libres des Palestiniens, d’être respectés, jusque dans les revendications des peuples dans ce qu’on a appelé le printemps arabe.

Vincent Hennebicq, le metteur en scène, pour réaliser ce spectacle, est allé à Jérusalem et en Palestine rencontrer des gens (dont certains apparaissent sur l’écran). Il a confié à Fabian Fiorini la création musicale, interprétée par cinq musiciens présents sur scène (piano, batterie, trompette, violoncelle et chant).

Atta Nasser, le comédien interprétant le rôle d’Amine, est né dans dans une famille palestinienne à Jérusalem. Sa façon de porter la parole a valeur de témoignage pour nous, spectateurs attentifs à la voix, à la musique, aux images (film de Jean-François Ravagnan).

Le spectacle est en arabe, en hébreu, en anglais, surtitrés. 

Ici, sur les pentes des collines, face au couchant
Et à la béance du temps,
Près des vergers à l’ombre coupée,
Tels les prisonniers,
Tels les chômeurs,
Nous cultivons l’espoir.

(Mahmoud Darwich)