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La violence des rapports amoureux est au coeur de ce livre. La violence des rapports de pouvoir qui emportent le héros de ce livre, Ahmed, dans « la cruauté comme règle du jeu, du monde ». Croyant lui-même être assez fort, aussi fort que sa mère, la « dictatrice », il prend conscience qu’il ne sera jamais lui-même, qu’il sera au mieux le « petit Arabe » homosexuel, rejeté dans son pays, le Maroc, manipulé par des Français trouvant dans ces relations de quoi poursuivre la colonisation par le sexe. Pas seulement Français, mais aussi de classe supérieure. Alors, l’amour n’est rien, il y a du plaisir certes, mais chacun va selon son intérêt, cherchant à dominer l’autre. Le  roman est construit en quatre lettres, remontant le temps. La première est donc la dernière. À partir de cette lettre à la mère qu’il arrive à écrire cinq ans après la mort de celle-ci, Ahmed va réussir à comprendre où et comment s’articulent amour et pouvoir (soumission et/ou domination). Mais cela se passe dans une grande douleur de la première à la dernière page.