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C’était le 2 octobre, au !POC! d’Alfortville, après la projection du film de Meryem Benm’Barek, Sofia : Lisa Verhaverbeke, productrice artistique, rencontrait le public au foyer.

L’émotion était sur tous les visages à la sortie de la salle. Et très vite la discussion s’est engagée. Difficile d’en rendre compte ici parce qu’il y a des choses qu’on ne peut pas révéler : c’est une des forces du scénario qui vous attrape avec un déni de grossesse et vous emmène où vous ne l’aviez pas envisagé. Mais ce n’est pas un nième film sur la situation de la femme au Maroc. Quelqu’un fait remarquer que ce film pourrait concerner d’autres pays. C’est un film qui montre comment s’installe la domination des forts sur les faibles et comment elle se reproduit. La réalisatrice place cette fracture au sein d’une famille, où on retrouve tous les enjeux sociaux. Les personnages ne sont pas faits d’un bloc mais manifestent des ambiguïtés qui les rendent tantôt attachants, tantôt déplaisants. Quelqu’un d’autre dit que les deux cousines, Sofia et Lena, sont belles, chacune à sa façon, que ce qui arrive dans le film va les faire évoluer l’une et l’autre. C’est un film qu’on peut voir plusieurs fois, en prenant le point de vue de chaque personnage. Lisa insiste sur le caractère pudique du film qui ne cherche pas le sensationnel mais tente de montrer la réalité de la façon la plus proche possible.

Une femme, en sortant, se disant naïve de n’avoir jamais pensé que les situations montrées pouvaient exister, dit qu’il faudrait qu’un maximum de gens voient ce film.