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« Dakar m’impressionna. Casablanca m’éblouit. Une ville immense en comparaison de laquelle Léopoldville était une naine. Elle était associée pour moi à Marcel Cerdan, le boxeur dont je lisais les exploits dans les magazines Miroir Sprint et But et Club, aux photos de souleur sépia. Quelques images de la ville blanche ne se sont jamais effacées de ma mémoire. Les artères à double voie, séparées par des allées parsemées de palmiers nains, la population coiffée du tarbouche, les jeunes garçons qui vendaient des journaux à la criée en se faufilant entre des taxis nains, la piscine olympique, prise dans la mer, aux plongeoirs impressionnants. Chaque fois que depuis lors il m’a été donné de revenir à Casablanca, ce sont ces clichés que je recherchais et que je ne retrouvais évidemment pas à l’identique. »

(Henri Lopes - Il est déjà demain)

La ville a changé depuis la première visite d’Henri Lopes, alors jeune Congolais, en 1949. Le roman de In Koli Jean Bofane, autre Congolais, en témoigne. Certaines images du film d’Éric Caravaca (dont celle qui accompagne ce message), Carré 35. Et, bien sûr, celles du film de Meryem Benm'Barek, Sofia.