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Ce petit livre est rempli de prénoms : les arrière-grands-parents, les grands-parents, le père, la mère, l’oncle, la tante, le frère, les camarades d’école, les voisins… C’est que ce livre raconte la vie dans un village, et, bien qu’il n’y ait pas de date, on peut à peu près en situer l’époque : ici c’est le nom Renaud cousu dans le dos d’un blouson en jean, là c’est la mort de de Gaulle « en faisant une partie de patience dans sa bibliothèque »… Et les verbes sont à l’imparfait. C’était donc avant. Avant quoi ? Avant, ce n’est pas la peine de préciser. « Cora et la zone commerciale ont tout remplacé ». Chaque famille dans le village avait vendu un bout de terrain pour en permettre l’installation mais personne n’imaginait les conséquences. C’était encore « chez nous ». 

On trouve, notamment, dans ce livre des proverbes ou des expressions :

« Chez nous, nous ne mélangions pas les torchons et les serviettes. »
« Chez nous, on faisait très souvent un pas en avant et deux pas en arrière. »
« Chez nous, lorsqu’on était trop malheureux, on aurait aimé s’allonger par terre et disparaître. »
« Chez nous, on avait tendance à mettre la charrue avant les boeufs. »
« Chez nous, parfois, la montagne accouchait d’une souris. »

Et c’était comme ça aussi, chez vous ? Je vous invite à écrire trois phrases construites de cette façon : cela commencera par « chez nous », puis vous continuerez avec un proverbe ou une expression courante que vous écrirez à l’imparfait. 

Exemples :
« Chez nous, on mouchait son nez avant de dire bonjour à la dame. » 
« Chez nous, le temps ne faisait rien à l’affaire : quand on était con, on était con. »
« Chez nous, on prétendait que le comble du jardinier, c’était de montrer ses fesses à ses tomates pour les faire rougir. »

Vous pourrez sans doute écrire trois phrases de la sorte, que vous posterez dans les commentaires ci-dessous. Merci.