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Après un premier recueil bilingue, Antemanha a publié deux recueils de poèmes en français. Installée en France depuis 1991, c’est ici qu’elle a décidé d’écrire et de publier des poèmes, tout en continuant parallèlement à accompagner des musiciens et à créer avec eux notamment de nouveaux Mélodrames, rapprochant ainsi poètes et compositeurs. 

Ce soir, Antemanha a, d’abord, lu quelques textes en allemand et en français de son premier recueil Espace Raum, puis des extraits du deuxième L’écorce des songes pour conclure avec des textes du troisième recueil récemment publié, Ruche.

Et c’est la musicalité de ces textes qui nous a touchés, sa façon de les lire, de les dire, de trouver la mesure. Elle inscrit ses mots dans la suite des mots d’autres poètes, de langue allemande comme Hugo von Hoffmannsthal, ou de langue française comme Henri Michaux. Et ses mots ne cherchent qu’à éveiller des sensations, éprouver des couleurs et des sons, ce qu’elle suscite dans les ateliers d’écriture qu’elle anime pour de grands adolescents et où elle écrit elle-même, témoignant ainsi de sa position de poète : non pas quelqu’un regardant le monde et les autres de haut ou d’ailleurs, mais bien plutôt dans le partage. Ce qui donne une écriture singulière, attentive, qui parle de miel et de cire, ouvrage de plusieurs, chacun faisant sa part, main au travail, main ouverte.

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