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Quand nous entrons dans la Maison des Arts d’Antony, cette fois, nous sommes tentés d’avancer dans le couloir face à nous. Les couleurs sans doute nous y attirent, et aussi l’impression d’avoir à franchir une barrière. Plusieurs visiteurs, comme nous, demanderont si on peut y passer et comment. Faut-il ramper ? Suffit-il de se faufiler entre les vrilles qui pendent du plafond ? Des vrilles ? Plutôt des pampilles, installation qui fait penser à un « pénétrable » de Jesus Gabriel Soto. Une oeuvre de Lili Bel qui nous fait accéder à une salle où nous découvrons une artiste qui ne manque pas d’humour. Et d’abord envers elle-même. « Débordée », elle affiche des autoportraits dont la partie inférieure est faite d’un tricot en cours. Elle encadre des trous de chaussettes expliquant, dans un cadre ovale, qu’elle en a fait une étude comparative selon l’âge et le sexe de celles et ceux qui les ont portées. Brodés sur des mouchoirs en papier, des mots définissent les différents états par lesquels on passe, pleurant un amour perdu. Un grand cube où sont tendus des fils de laine me fait penser que Lili Bel est assez proche de l’art cinétique dont nous avons vu une exposition dans ce même lieu il y a quatre ans.

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L'exposition est visible jusqu'au 3 juin 2018