hepta

Le violon est au premier plan, c'est lui qui ouvre la partition. Les notes partent du mouvement de l'archet et gagnent les autres instruments. Puis l’écran. Un chemin vers nulle part, dans une terre sombre, une végétation charbonneuse, une ondulation de la terre comme dans un rêve quand tout semble tanguer et t’emporter. Un visage, les yeux fermés, une photo déchirée, recollée, des enfants dans la rue, enfants d’ici mais d’où viennent-ils ? De quelles familles, de quelles fratries ? Toujours on a peut-être, enfant, ce sentiment d’éternel présent jusqu’à ce qu’on rencontre d’autres visages. Percussion, cordes et cuivres, elle marchant au bord de l’eau en quête de lumière, suivie de papillons blancs. Qui se posent sur sa nuque. Et le son des flûtes agite l’air alentour. Où va-t-on ? Où nous mène cette musique d’hommes ? Vers un ailleurs auquel on aspire parce qu’il est inconnu, parce que les panneaux autoroutiers n’indiquent plus de destination, parce que c’est pieds nus qu’il faut aller, aller toujours, sur la route ou dans l’herbe, en quête d’un visage « ni tout-à-fait le même, ni tout-à-fait un autre ».

Stéphane Rault : Guitare/composition/direction artistique
Éric Fischer : Saxophones/clarinette basse/direction musicale
Dominique Pifarely : Violon
Chris Hayward : Flûte traversière/flûtes ethniques
Jean-Baptiste Colas : Saxophones
Romain Tallet : Saxophones
Jérôme Picard : Guitare électrique
Rémi Habib : Contrebasse
Olivier Hestin : Batterie
Scénographie vidéo : Vincent Descotils / Mathieu Verhaverbeke