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Le mur écrit, au MacVal, me fait d’abord penser à des oeuvres de street art dont Vitry-sur-Seine est le lieu d’exposition à ciel ouvert. Puis je me souviens de cette oeuvre vue dans l’exposition Hors les murs à Alfortville, où les mots d’un texte étaient remplacés par des rectangles à la taille desdits mots. Et en approchant, je vois une écriture, des lignes de mots, penchés vers la gauche, et formant un long texte que je voudrais lire. J’ai appris, en entrant dans l’immense salle, que Jean-Christophe Norman a été alpiniste. Il y a quelques jours, On apprenait le sauvetage d’Elisabeth Revol et, sans doute, la perte de Tomasz Mackiewicz, dans l’Himalaya. Dix vues sur un autre mur sont extraites d’un livre racontant la disparition des alpinistes Andrew Irvine et George Mallory sur l’Everest en 1924. Ce qui me traverse aussi l’esprit au pied du mur, c’est le livre d’Erri de Luca, Sur la trace de Nives. Je ne sais pas ce que dit le texte. Avant de dire quelque chose pour moi, il est cette face que je ne peux escalader. Je le parcours de gauche à droite et de droite à gauche, m’arrêtant ici et là pour tenter de lire. Un mot apparaît. Mon regard suit la ligne. Je ne retrouve pas le mot en revenant vers lui de quelques pas. Je m’y perds. J’y plonge. 

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Dans la salle, au sol, une autre oeuvre, d’Elisabeth Ballet, une route sans début ni fin, semble aller avec le mur écrit de Jean-Christophe Norman. Un long ruban de caoutchouc noir. Traversant cette route, on trouve un livre et des feuilles noircies d’encre et de graphite. Illisibles ? Oui mais comme absorbant toute la lumière.