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Jacques Bonnaffé aime la poésie et la connaît bien, lui qui la fréquente et la lit. C’est sans doute pour cela que chaque définition qu’il tente se termine par cette phrase : La poésie, c’est autre chose. L’exercice auquel il se prête de faire une « petite conférence », forme initiée par Gilberte Tsaï (après Walter Benjamin), le conduit à s’en tenir souvent à des affirmations : c’est un court texte, des rimes, des rythmes, des émotions, de l’écriture, des mots. Et c’est autre chose. La poésie était là avant le mot, peut-être, dans un « arrière-pays », comme l’a dit Yves Bonnefoy. Et les mots dans la poésie « travaillent l’un pour l’autre ». 

Jacques Bonnaffé cite des poètes : Kateb Yacine, Jean-Pierre Verheggen, Yves Bonnefoy, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Jacques Darras, Raymond Queneau, Lucien Suel, Charles d’Orléans, Valérie Rouzeau, Novalis, La Fontaine, Paul Verlaine, Francis Ponge, Carlos Drumond de Andrade, et même Jean-Jacques Rousseau. 

L’un d’eux, Novalis, a écrit : « Plus il y a de poésie, plus il y a de réalité ».