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Les voyelles indispensables à notre alphabet sont une source de jeux d’écriture que nous allons encore utiliser aujourd’hui. Sur le site de l’Oulipo (suivre le lien dans la colonne de droite), on trouve un texte de Michèle Audin, Gnomon (cliquer sur l'image pour atteindre le texte de Michèle Audin).

Elle y développe le procédé suivant : le premier paragraphe est construit suivant la contrainte du monovocalisme, le deuxième paragraphe suivant la contrainte du bivocalisme, le troisième suit la contrainte du trivocalisme, le quatrième est un lipogramme interdisant l’usage d’une voyelle. 

Un monovocalisme est un lipogramme d’où sont bannies toutes les voyelles, sauf une.

Le bivocalisme consiste à écrire un texte ne comportant que deux voyelles. Il s’agit donc d’un lipogramme en trois voyelles. Le bivocalisme est au monovocalisme ce qu’est la paire de lunettes au monocle…

Le trivocalisme consiste à écrire un texte ne comportant que trois voyelles. Il s’agit donc d’un lipogramme en deux voyelles.

Le lipogramme est un texte dans lequel l’auteur s’impose de ne jamais employer une lettre…

Nous allons suivre ce modèle. Notre première phrase sera construite suivant la contrainte du monovocalisme, la deuxième phrase suivant la contrainte du bivocalisme (la voyelle utilisée dans la première phrase + une autre), la troisième suit la contrainte du trivocalisme (les voyelles utilisées dans la deuxième phrase + une autre), la quatrième est un lipogramme interdisant l’usage d’une des deux voyelles qu’on n’aura pas encore utilisée. Dans la cinquième, enfin, toutes les voyelles seront présentes.

Exemple :

(e) Je lève le verre.
(e, i) Le vider m’irrite.
(e, i, o) Je bois même si l’ivresse m’isole.
(e, i, o, a) Dans la mélancolie, je vais me perdre.
(e, i, o, a, u) Je peux aussi me retrouver dans la gaieté.

C'est à vous main tenant. Postez votre texte dans les commentaires ci-dessous. Merci.