418Y256G56L

Si, la semaine dernière, je vous ai fait jouer avec l’eau, aujourd’hui, lE trEntE sEptEmbrE, je vous ferai jouer avec les « e ». Perec, au nom prédestiné, l’a fait avec un livre fameux intitulé Les Revenentes. D’autres oulipiens (et même d’autres que les oulipiens) l’ont fait aussi. Il s’agit de ne vous autoriser qu’une voyelle dans votre texte : le « e ». 

C’est léger, c’est élémentère, ce jeu est étrenne, n’est-ce ?
(Dans cet exemple, me fait-on justement remarquer, "jeu" ne respecte pas la règle : il y a un "u". Permettez mes regrets.)

Cet exemple vous montre que des accents peuvent agrémenter vos « e », que certaines orthographes fantaisistes peuvent être autorisées (« élémentère » pour élémentaire, ou « eecee » pour ici) et que, si vous pouvez vous passer d’un pas encombrant, vous ne l’écrivez pas, is’nt it ?

Les oulipiens appellent cette contrainte un monovocalisme.

Mettez les sentences de ce trente septembre eecee, ce me semble. Mercee.