31 août 2017

Naissance des coeurs de pierre, d'Antoine Dole

Le Nouveau Monde est glaçant. On y contrôle ses émotions jusqu’à les faire disparaître par des moyens chimiques. À 12 ans, les enfants entrent dans le Programme. C’est le tour de Jeb. Il a peur, une émotion qui doit disparaître. Ou ce sera lui qui disparaîtra. Aude est entrée au lycée. Depuis toujours, ses parents l’exhortent à ne pas les décevoir. C’est une rentrée difficile. Mais elle va trouver le soutien d’un surveillant, y croire et contrarier les attentes de ses parents. Les chapitres alternent : tantôt le Nouveau Monde où... [Lire la suite]
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30 août 2017

L'adieu à la femme rouge, de Vénus Khoury-Ghata

Un photographe est passé à la palmeraie. La femme qui s’enduisait le corps et les cheveux d’argile rouge, il l’a photographiée. Et puis elle est partie, abandonnant ses enfants et leur père et la palmeraie, pour le suivre. Quand le photographe en aura fini, c’est un écrivain qui va en faire un livre. Mais les hommes qui la convoitent ne s’intéressent à elle que pour leur seul ego. Et pendant ce temps, le père des enfants et les enfants, un garçon et une fille, vont se mettre en route, traverser des pays pour arriver en Espagne où la... [Lire la suite]
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29 août 2017

Stalker, d'Andreï Tarkovski

Le souvenir que j’avais de ce film était d’abord auditif : c’était le rythme des roues du wagonnet sur les rails qui partent dans la Zone. Et les coups de feu qui visent le Stalker et ses passagers. Tout le reste je l’avais oublié. Que la Zone est en couleurs quand le reste est en noir et blanc. Que les passagers sont le Professeur et l’Écrivain (ce couple du scientifique et du littéraire qu’on trouve dans d’autres récits de science fiction comme, par exemple, récemment dans Premier contact). Que l’objectif du trajet dans la Zone... [Lire la suite]
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28 août 2017

Le grand marin, de Catherine Poulain

Comment raconter ? « On ne peut pas le dire aux autres, on ne peut pas expliquer à ceux qui n’ont rien vu de cela - oui -, les grands tenders dans la nuit, les énormes bateaux d’acier, avec leur nom de vie de mort et de saga… leurs moteurs vrombissants, les treuils qui grincent, des hommes orange qui s’acharnent dans le vent, visages ruisselant sous le feu des lampes à sodium… » L’aventure de Lili, partie de Manosque-les-Plateaux pour changer de vie, partie pour pêcher dans des conditions extrêmes, femme dans un milieu... [Lire la suite]
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27 août 2017

Voyages en contrepèteries pour enfants rêveurs, de Joël Martin

Il y a deux jours, je vous présentais Le porteur d'histoire, une pièce de théâtre dont un des personnages est nommé Martin Martin. Aujourd'hui, je vous propose de voyager avec un autre Martin, Joël Martin. Auteur d'un livre d’une quarantaine de pages « pour enfants rêveurs ». Des voyages pour terminer les vacances, voyages dans et avec les mots. Sans se déplacer soi-même, il suffit de déplacer les lettres. On peut prendre un bateau pour aller pêcher un trésor : « Un bateau dort sur un beau tas d’or ». Pas de... [Lire la suite]
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26 août 2017

Le futur

« J’ai lu et relu La Promesse de l’aube : en plein mois d’août dans les Pouilles écrasées de soleil, le jour de Noël à Vilnius, dans la micro-République d’Uzupis, au coeur de l’hiver à Jurmala, sur les plages enneigées de la Baltique, et je l’ai même emmenée en trek au Népal, et j’en ai lu quelques pages, un matin, face à l’Annapurna. Je l’ai lue à toutes les époques, un peu partout, et pourtant, chaque fois qu’il m’arrive de la relire, cette « autobiographie entièrement authentique et nullement romancée », je suis... [Lire la suite]
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25 août 2017

Un certain M. Piekielny, de François-Henri Désérable

Le hasard fit un jour arrêter les pas de François-Henri Désérable à Vilnius devant une plaque indiquant que Romain Gary avait vécu son enfance dans cette maison. La mémoire de François-Henri Désérable lui rappela une phrase de La promesse de l’aube : « Au n° 16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait un certain M. Piekielny. » Une simple phrase qui fut, si l’on en croit Romain Gary, prononcée devant les grands de ce monde : De Gaulle, la reine d’Angleterre, Kennedy, et d’autres sans doute. Une phrase qui sort de... [Lire la suite]
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24 août 2017

Le porteur d'histoire, d'Alexis Michalik

Je n’ai pas vu ce spectacle qui a récolté plusieurs récompenses et continue de remplir les salles. Mais je viens d’en lire le texte qui se dévore comme un grand roman d’aventures. Traversant les temps et les frontières, il nous fait rencontrer des personnages réels et imaginaires, croiser la grande Histoire et les petites histoires. Mais y a-t-il vraiment des petites histoires ? Quand il semble que la colonisation de l’Algérie, par exemple, aurait été décidée dans un salon parisien, et que les croisades, initiées soi-disant pour des... [Lire la suite]
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23 août 2017

Mercy, Mary, Patty - de Lola Lafon

Il n’y a pas de destin. Gene Neveva, de l’Université de Chicago, est connue pour ses recherches à propos de femmes enlevées par des Indiens et qui, ayant découvert leurs modes de vie, décident de rester avec eux. Patricia Hearst est enlevée par un groupe, le SLA, et, après quinze jours, déclare qu’elle a compris à quel point sa famille est scandaleusement riche et prend parti pour ses ravisseurs, changeant son prénom en Tania. Violette, qui choisit de s’appeler Violaine (« c’est important un prénom, c’est une deuxième... [Lire la suite]
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22 août 2017

Djam, film de Tony Gatlif

Pour réparer un bateau qui ne transporte plus de touristes, un homme (Simon Abkarian) envoie sa belle-fille en Turquie. Elle doit en rapporter une bielle qu’on ne produit pas en Grèce, et des couteaux et, au retour, passer par la maison de ses grands-parents. Djam (Daphné Patakia) semble n’avoir peur de rien et connaître Istanbul comme si elle y était chez elle. Pourtant, c’est en France qu’elle a vécu son enfance, comme elle le dit à cette jeune Française (Maryne Cayon) sans argent ni papiers qu’elle rencontre par... [Lire la suite]
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