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Résistance, un mot qu’il ne faut pas galvauder. Un mot qui rappelle la guerre 39-45, quand certains ont choisi la « collaboration » et que d’autres ont « résisté ». On résiste à quelque chose ou à quelqu’un, à l’oppression ou aux tentations. Alors, avec « Tentative(S) de résistance(S) », on peut s’attendre à l’inattendu. Marie-Do Fréval incarne dans la rue des personnages, une certaine De la Gaule, une vache laitière, une vieille dont les mots sont empruntés à Brigitte Fontaine et la réplique de Niki de Saint-Phalle. Le costume militaire de la première troqué d’avatar en avatar contre l’arme de la dernière, Marianne revendique le sexe fort et n’est pas prête à l’abandonner aux hommes. Et un passant s’écrie « Ah elle est belle, la république ! » Elle ne cherche pas la beauté, elle chante des chansons déjà anciennes, « et son papa lui achètera une jolie trompette… oui son papa l’a dit, et sa maman aussi », elle affirme la transgression par l’art et elle sourit aux gens qui la regardent, ne sachant parfois s’il faut lui répondre ou seulement l’écouter, des gens qui s’interrogeront : jusqu’où sont-ils, ensemble ou individuellement, prêts à tenter de résister ? Aux idées dominantes, aux petites et aux grandes lâchetés, aux peurs, aux peurs camarade, aux peurs camarade, aux peurs aux peurs aux peurs…

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J'ai vu ce spectacle au Printemps des Rues, à Paris.