30 avril 2017

En vie, par la Compagnie lu²

Tu es venu au café. Tu y as vu des visages connus, peut-être. Des gens que tu salues comme ça, content de les voir ou par habitude. Et une radio a commencé à déverser des propos difficilement audibles. Pas des chansons comme ces clips qui passent indifférenciés dans les bars des villes, où que ce soit, des clips ou des infos ou des matchs. Une voix qui dit ces mots : « Moi manger ça m'a toujours dégouté alors c'est pas mon affaire. Mais la boisson c'est une question. J'entends bien qu'on ne boit pas n'importe quoi, que chaque... [Lire la suite]
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29 avril 2017

Paraphrases

Hier, dans ce blog, vous avez pu lire ces mots de Jacques Roubaud : 1242. Pour dire, avoir dit, n’importe quoi, il faut pouvoir redire ce qu’on a dit autrement qu’on ne l’avait dit antérieurement.1244. Pour dire, il faut pouvoir paraphraser. La paraphrase est, étymologiquement, une « explication suivant le texte » : paraphraser (verbe dérivé du mot paraphrase ; on dit aussi faire des paraphrases), c'est donc reprendre les éléments d'un texte, mais en les formulant différemment, afin d'éclairer,... [Lire la suite]
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28 avril 2017

POÉTIQUE : REMARQUES, de Jacques Roubaud - avril 2017

« Ce volume rassemble un demi-siècle de réflexions dans une forme particulière de prose que j’appelle remarques. », écrit Jacques Roubaud. Il ajoute qu’il se compose de 15 sections de 317 remarques chacune. 317 étant un nombre premier, comme l’est aussi 2017, ce sera notre rendez-vous mensuel : vous trouverez, chaque mois, quelques-unes des remarques de Jacques Roubaud dans ce blog, précédées du numéro qu’elles ont dans le livre. 976. La vérité poétique est inépuisable plutôt qu’ineffable.  991. Il n’y a pas... [Lire la suite]
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27 avril 2017

Intérieur, de Thomas Clerc

Thomas Clerc choisit de ne pas s’écarter de la réalité, de ne pas mentir, ce qui ne signifie pas de tout dire ou tout écrire. Il s’attache à décrire son environnement, l’endroit où il vit, ici un appartement dont il dit qu’il va le quitter quand il aura fini cette visite guidée. Est-ce un roman ? Parfois, ouvrir un tiroir lui fait écrire le début d’un récit. Si un roman est une narration, ce pourrait être le début d’un roman. Mais c’est encore autre chose. Si « un roman, c'est un miroir qu'on promène le long d'un chemin »,... [Lire la suite]
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26 avril 2017

Parrêsia, par le Collectif Bonheur Intérieur Brut

Une voix sort d’un haut-parleur. Elle dit : « je vois une personne qui fait ceci ou cela, qui est vêtue de telle ou telle façon… » D’abord on n’y prête pas garde, puis on se demande de qui parle cette voix. Une autre s’y joint, puis d’autres. Chacune propose son regard, un ton. On a vu les micros ouverts. On a compris qu’il se passe quelque chose, qu’il va se passer quelque chose. L’enfant qui vient d’être décrit traverse la place, l’homme qui porte un bébé se reconnaît dans les mots qui le présentent. Le public serait... [Lire la suite]
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25 avril 2017

Membre fantôme, de la Compagnie Longshow

Il faut être bien placé pour profiter pleinement de ce nouveau spectacle de la Compagnie Longshow. Nicolas nous y invite : il s’agit d’être bien en face, assis pour celles et ceux qui sont devant, de préférence assis, debout pour celles et ceux qui ne peuvent faire autrement, de préférence derrière. C’est la règle pour les spectacles de rue, pour que tous puissent voir. Voir… c’est bien cela qui est mis à l’épreuve ici, dans ce spectacle faisant suite à Opticirque. Miroir ou vitre déformante vont troubler notre perception. De... [Lire la suite]
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24 avril 2017

Place libre, à Montreuil (93)

C'était le 16 avril. Le printemps était encore très timide mais le public était au rendez-vous proposé par la Compagnie Acidu.  Les Goulus - Planet pas net    Acidu   À suivre
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23 avril 2017

L’écorce des songes, poèmes de Antemanha

L’invitation qui nous est faite de nous laisser aller à la rêverie ne consiste pas à nous abstraire de la réalité. Les rêves se déroulent devant nous avec leur musique, des sons enregistrés, des mots décrochés de leurs phrases « fou, pas fou », des oiseaux, le son du cor de basset et du bansuri, souffles extraits des profondeurs. Profondeurs des reliefs enfouis d'une Méditerranée débondée qu’on traverserait à pied pour aller en Afrique. L’eau des rives des rêves ayant manqué revenue dans l’encrier, se mêlant à toutes... [Lire la suite]
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22 avril 2017

Des singuliers qu'on prendrait pour des pluriels

« L’échange des noms s’impose puisque la pie va toujours par deux et pas l’épi. » (Éric Chevillard - l’auto fictif - 3274) Dans cette phrase, Eric Chevillard (suivre le lien dans la colonne de droite) joue avec le singulier et le pluriel, tous deux singuliers comme vous le remarquez (pie, épi). Vous pouvez en faire autant et construire d’autres phrases où apparaîtront des mots se prêtant à ce jeu. Faites, comme d’habitude dans nos jeux sur ce blog, une liste de mots offrant cette possibilité. Par exemple : le froid -... [Lire la suite]
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21 avril 2017

De Zurbarán à Rothko, exposition au Musée Jacquemart-André, à Paris

Les premières toiles de l’exposition m’ont donné une satisfaction intellectuelle, comme lorsqu’on tourne les pages d’un livre d’histoire et qu’on voit cette histoire s’exprimer dans les costumes, les personnages, la façon de les mettre en scène. Et, sans que j’y aie pris garde, mon regard s’est troublé. Le bouquet d’oeillets de Van Gogh, dans la troisième salle, penche comme l’arbre de Goya penchait dans la première ; des portraits de femmes, vues de face, de profil, de dos, nous font traverser les siècles et s’insinue dans ma... [Lire la suite]
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