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« Ce volume rassemble un demi-siècle de réflexions dans une forme particulière de prose que j’appelle remarques. », écrit Jacques Roubaud. Il ajoute qu’il se compose de 15 sections de 317 remarques chacune. 317 étant un nombre premier, comme l’est aussi 2017, ce sera notre rendez-vous mensuel : vous trouverez, chaque mois, quelques-unes des remarques de Jacques Roubaud dans ce blog, précédées du numéro qu’elles ont dans le livre.

638. Un singulier n’est appréhendé qu’après changement.

665. La « division du travail » pythagorique : l’arithmétique s’occupe du discret, la géométrie du continu, la musique du temps et l’astronomie du mouvement.

694. La poésie, dites-vous, est difficile. Surtout si vous êtes dans l’ignorance de la poésie qui se fait. Restez trois mois au lit sans sortir et voyez comme la marche est difficile.

199. La traduction est une mesure indirecte de la poésie.
731. De même que les autres langues mesurent indirectement toute langue.
732. D’où il faudrait conclure qu’il ne saurait y avoir une seule langue.

827. Question : Toute poésie est traduisible ? je pense que oui. Ici la discussion est conceptuellement liée à une autre thèse substantielle sur la poésie, dite thèse robellienne : un poème est défini par l’ensemble de ses traductions.

(photo : André Kertesz)