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Dans sa préface, Guy Allix joue avec les mots, y trouve des presque anagrammes. Mémoire nue devient « Mère et moi une ». Il trouve dans les poèmes de Catherine Jarrett ce cheminement sur les traces d’une mère « louve grande », qui cherche ses mots avant de mourir, qui cherche son lieu sur une terre « mangeuse et géante / et chaude de nos sangs ». Après la lecture à deux voix proposée dans l’Espace Christiane Peugeot, parmi les toiles de Noël Roch et les céramiques de Florence Lemiègre, il me fallait entrer en silence dans ces poèmes, qu’ils entrent en moi, y réveillent aussi le souvenir de ma mère et d’une « maison qui part ». Dans le secret, apparaissent le triangle qui « vous happe », « les premiers frissons d’août » et « le creux du ruisseau » et le vent, « le temps du vent ».