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De Laura Loriers, j’ai d’abord vu la Pluie, dans l’exposition de Melkart à l’espace Christiane Peugeot. Cette oeuvre, présentée ici, me rappelait un travail réalisé à la MJC de Chilly-Mazarin sur le thème eau - glace - miroir. Et c’est après en avoir parlé avec l’artiste que j’ai découvert ses gravures, exposées dans la Salle Colonne, à Paris, avec d’autres artistes présentés par le Secours Populaire.

C’est une première gravure assez grande qui ouvrait la partie de l’exposition qui lui était réservée : un couple dont l’attitude évoque la compassion, une façon pour elle d’exprimer des sentiments relatifs à la période violente que nous connaissons. 

Puis, c’est autour de la figure d’Icare que la visite se poursuivait. Mais pas question, pour elle, d’en faire l’image de la chute. Au contraire, il s’agit bien de montrer ce désir de voler de ses propres ailes, de prendre son essor, de faire le tour de la terre, d’être soi-même. Et quand elle conserve dans des bocaux les ailes d’un ange déchu, ce n’est pas pour garder trace d’un espoir perdu, c’est plutôt pour se rappeler d’où l’on vient, c’est-à-dire des étoiles. Le bocal est aussi le lieu des poissons rouges et ainsi le lien est fait entre l’enfance et l’âge adulte, le lien est fait en développant de l’histoire d’Icare, telle qu’elle nous est rapportée dans la mythologie, les éléments : l’eau, l’air et la terre. N’est-ce pas ce que traduit le bocal où elle conserve le chaperon rouge, qui réunit tous ces aspects : rouge, comme les poissons dans le bocal, dans cette forme ronde où prend vie l’enfant qui en sortira pour explorer l’univers. Et j'ai refait la visite dans l'autre sens.

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