tirolien

Le Séna, c’est un moment d’échange. Gerty Dambury est à l’initiative de ce rendez-vous qu’elle organise avec d’autres poètes, slameurs, comédiens, chaque trimestre. Il faut y participer pour se rendre vraiment compte de ce qu’est le Séna. C’est le lieu d’une parole qui circule, c’est l’occasion de parler et d’entendre parler des écrivains et poètes de la Caraïbe francophone, créolophone, anglophone et hispanophone. 

Timalo animait, le 4 mars, cette rencontre en hommage à Guy Tirolien. C’est parce que ce poète aurait eu 100 ans cette année que le Séna lui était consacré. Gerty Dambury l’annonçait en ces termes : « les rêves d'autonomie politique que ce passionné nourrissait pour la Guadeloupe, ses séjours dans les stalags durant la Seconde Guerre mondiale, son attachement à l'Afrique, ainsi que la fraternité entretenue avec les Noirs américains. Nous aurons également l'occasion d'entendre  des textes d'autres écrivains qui furent ses compagnons de route. Mais surtout, nous pourrons vous amener à ouvrir une porte sur Guy Tirolien : l’assurance d’un riche voyage poétique, historique et politique. »

Et nous n’avons pas été déçus. Les voix s’élevaient, les écrits rythmaient les discussions, leur conférant une actualité étonnante, comme si Langston Hughes, Paul Niger, Léon Gontran Damas et bien d’autres participaient à cette rencontre. Et, de fait, ils y étaient présents par ces paroles portées par diverses voix. 

C’est en chantant que s’ouvre et se referme le Séna. On n’y applaudit qu’à la fin, pour se saluer, après trois heures d’échange, d’écoute, de partage, de découverte. Une expérience unique qui réunit plusieurs générations et plusieurs langues, comme on aimerait que soient toutes les rencontres humaines.

J'ai assisté à ce Séna au Musée Dapper, à Paris.
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