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C’est un disque de rencontres. D’abord celle de Patrick Campistron qu’a faite Jacinta et qui l’a menée un peu plus loin que le tango, que les musiques qui ont bercé son enfance, yiddish, russe, polonaise, argentine, que la musique classique, plus loin que Maria Callas, qu’Atahualpa Yupanqui, ailleurs. Puis la rencontre de l’accordéon de David Venitucci, sa profondeur, son chatoiement, ses silences. Et encore celle de Michèle Bernard et d’une jeune fille, Sabine Sicaud, morte à quinze ans laissant des poèmes qui restent à découvrir. Celle de Serge Utgé-Royo, loco-loco-loco. Chaque chanson de ce disque est un univers : Jean de la Croix y côtoie Kurt Weil, Victor Jara n’est pas loin de Serge Gainsbourg, bien sûr on trouve aussi Astor Piazzola et Carlos Gardel. C’est un voyage dans l’âme et le coeur d’une femme qu’on est heureux de rencontrer, d’écouter. C’est un cadeau qu’on accepte et qui dit l’amitié et qui dit la passion. C’est la beauté, c’est l’émotion qui s’installe dans votre oreille, dans votre être, à chaque fois, à chaque mélodie, chaque mesure.