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Tout dire, c’est disséminer toutes les langues après les avoir ingurgitées puis proférées, voix changeante. Même cette voix étrange sortie d’une manche, où s’est logée une face de porcelaine ou de raku qui nous regarde silencieusement. Puis, titre après titre, Tristan Félix nous entraîne dans son univers, accompagnée d’un saxophoniste, Éric Quenot, qui partage aussi quelques-uns de ses mots lus. C’est notre monde, bien sûr, mais ce n’est plus tout-à-fait notre monde. Ovaine pourrait en témoigner, elle qui invente des langages et va son chemin, va dans le temps, comme Tristan Félix va dans son tempo, les sons là du jazz. Un jour d’Heurs, un an et plus pour une Volée de plumes, cinq ans pour une Pensée en herbe du XXIe siècle. Mot à mot, moi mort vif À l’ombre des animaux, oiseau avec Charlie Parker ou avec Lester Young, et toi et moi, assis à la regarder, tant qu’elle est là devant toi, devant moi, bonheur douleur, tristesse joie, un chapeau sur la tête, un grand manteau pour être et disparaître. Sans heurt.

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