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« Jean-Paul m’a dit : c’est toi qui commences. Et je vais commencer par une chanson, une chanson que vous allez chanter avec moi. C’est facile. Marie-Odile va vous aider : Accordéon boite à frissons tu mets la joie dans la maison… » C’est Marc Perrone qui nous raconte la cité des 4000, le lycée d’Aubervilliers, les vacances chez les tantes en Italie, là-bas, alors que lui, il est d’ici. Être d’ici ou de là-bas, être d’où l’on naît, être où l’on est, être l’étranger, le voisin. Et tout ça avec l’accordéon diatonique : tu tires ou tu pousses, ça ne fait pas la même note. Musique partagée avec Marie-Odile Chantran : deux accordéons, deux voix et deux sourires. Puis Jean-Paul Guedj se lève et lit son poème dans lequel, on retrouve Marc l’accordéoniste, Aubervilliers et La Courneuve, et toute la vie qui défile sous nos yeux, la vie et le monde, mais le temps, le temps qu’on ne voit pas passer, on voudrait l’arrêter sur ces notes simples et qui s’envolent où « tout n’est qu’ordre et beauté, / Luxe, calme et volupté ».

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Musique et lecture se déroulaient dans les locaux de la Biennale des Poètes, à Ivry-sur-Seine (94)