31 août 2015

L'Aleph, de Jorge Luis Borges

C’est La Disparition, proposition de déambulation du Begat Theater, qui m’a mis sur la piste de L’Aleph. En particulier, parmi les nouvelles qui composent le livre, celle qui s’intitule Abenhacan El Bokhara mort dans son labyrinthe, sorte de nouvelle policière enchâssant les récits dans les récits au point qu’il faudrait toujours se demander qui parle ou bien simplement se laisser porter par les mots de l’un ou de l’autre. La référence à un conte des Mille et Une nuits (donné par Borges à la suite de cette nouvelle) redéfinit le... [Lire la suite]
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30 août 2015

Cat-A-Strophe, en concert début août à Charlie, Paris 12e

Si vous demandez à Brad Brose, venu des États Unis, pourquoi il joue du jazz manouche, il vous répondra qu’il joue de la guitare, qu’il joue du jazz et que le plus grand guitariste de jazz est pour lui Django Reinhardt. Il ajoutera peut-être que s’il jouait de la trompette, il préfèrerait Louis Armstrong… Mais c’est la guitare. Et la guitare acoustique. C’est avec cet instrument qu’il entre en dialogue, des sonorités assez douces qui peuvent s’accorder à d’autres instruments sans perdre leur capacité d'expression propre. C’est ainsi... [Lire la suite]
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29 août 2015

Il suffit d'écrire

Dans une nouvelle de Jorge Luis Borges, l’auteur « examinait la possibilité d’un langage (…) de verbes impersonnels ».   Sur le site Internet « Le français facile », on peut lire : Qu’est-ce qu'un verbe impersonnel ?                            Il a neigé toute la nuit. Les verbes impersonnels ne s'emploient qu'avec la troisième personne du singulier : IL.On appelle IL 'sujet apparent' car celui-ci ne désigne rien (ni chose, ni être... [Lire la suite]
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28 août 2015

Söndörgö en concert

Ils viennent de Hongrie et font entendre une musique vive comme une eau qui se jetterait sur des cailloux et en ferait jaillir mille éclats. Leurs sourires disent leur complicité : ils sont trois frères, un cousin et un ami. Nous intriguent leurs instruments, d’abord les cordes, tambura - petits luths à long manche - (alto, bratsch ou même cello), dans un ensemble où viennent naturellement des guitares, une contrebasse, et puis les flûtes (flûte de berger, kaval et hulushi), une clarinette, une trompette, un saxophone, un accordéon,... [Lire la suite]
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27 août 2015

Le feuilleton de Thésée, de Murielle Szac - août 2015

Murielle Szac renouvelle la lecture de la mythologie grecque en la publiant sous forme de récits en cent épisodes. Récits qu’on a envie de lire à voix haute et qu’accompagnent des dessins de Rémi Saillard. C’est notre rendez-vous mensuel. Dans sa robe blanche maculée de terre, Antigone était sublime. Un sourire flottait sur son visage. Ses lèvres murmuraient des paroles inaudibles. « Antigone, parle-nous ! », hurla quelqu’un dans la foule. Elle tourna la tête et cria : « J’ai fait ce que je devais faire. Debout !... [Lire la suite]
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26 août 2015

Parc des Hautes Bruyères, à Villejuif (94)

Le Parc des Hautes Bruyères donne l’impression de traverser le temps. Des activités humaines s’y sont succédé depuis le paléolithique (et un espace d’aventures archéologiques le rappelle), mais c’est une carrière plus récente qui a été transformée en parc paysager. De là vient ce jardin du silence, excavation d’une quinzaine de mètres au fond de laquelle les bruits de la ville ne parviennent pas. Des jardins familiaux longent un promontoire qui semble être le point culminant du Val-de-Marne. Avant de sortir, passer quelques minutes... [Lire la suite]
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25 août 2015

Instants donnés, de Pol Bury, à la Fondation Electra, à Paris

De Pol Bury, chaque jour ou presque à la fin des années 90, je voyais cette oeuvre, « Deux cônes pour deux sphères » (photo SAN du Val Maubuée), devant le Lycée René Cassin de Noisiel (77), mais il n’y avait pas de mouvement, sinon celui suggéré par le déséquilibre apparent. Puis, bien sûr, la fontaine du Palais Royal à Paris, au mouvement très aléatoire, voire interrompu lui aussi. Dans cette exposition de la Fondation Electra, tout bouge et craque et tourne et vibre, s’ouvre et se ferme, se multiplie, se déforme. Les... [Lire la suite]
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24 août 2015

Deux poèmes de Langston Hughes (1902-1967)

The Negro speaks of rivers I've known riversI've known rivers ancient as the world and older than the flow      of human blood in human veins. My soul has grown deep like the rivers. I bathed in the Euphrates when dawns were young.I built my hut near the Congo and it lulled me to sleep.I looked upon the Nile and raised the pyramids above it.I heard the singing of the Mississippi when Abe Lincoln went down to New Orleans,      and I've seen its muddy bosom turn all golden in the... [Lire la suite]
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23 août 2015

Leyla McCalla chante Vari-colored songs

Les découvertes d’une fin de dimanche après-midi, dans le 11e arrondissement parisien : un parc, dit « jardin de la Folie-Titon », une chanteuse, un poète.  Une Folie est une maison sous les feuilles (une résidence secondaire), et Titon est le nom d’un fabricant d’armes qui possédait le domaine au XVIIe siècle. Le parc, caché entre les immeubles, presque invisible de la rue, est à l’emplacement d’une manufacture de papiers-peints (qui fera faillite en 1840) où a été confectionné le ballon aérostatique, plus tard... [Lire la suite]
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22 août 2015

Vingt-deux !

Aujourd’hui c’est le 22.  « 22, v’là le chef » est une expression qui viendrait des ouvriers typographes où le 22 serait l'addition des chiffres correspondant au rang des lettres du mot « chef » dans l'alphabet. c=3, h=8, e=5, f=6. 3+8+5+6=22. Mais 22, c’est aussi le rang de la lettre « v », comme vacances. Lançons-nous donc dans un tautogramme en « v ». Un tautogramme est un texte dont tous les mots commencent par la même lettre, ici donc le « v ». Exemple : Votre voisin... [Lire la suite]
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