Dans une nouvelle de Jorge Luis Borges, l’auteur « examinait la possibilité d’un langage (…) de verbes impersonnels ».

 

Sur le site Internet « Le français facile », on peut lire :

Qu’est-ce qu'un verbe impersonnel ?

                           Il a neigé toute la nuit.

Les verbes impersonnels ne s'emploient qu'avec la troisième personne du singulier : IL.
On appelle IL 'sujet apparent' car celui-ci ne désigne rien (ni chose, ni être humain). Il est impossible de remplacer IL par un nom.

Prenez l'exemple donné un peu plus haut et essayez de remplacer IL par un nom ou un prénom, vous constaterez que la phrase n'a plus aucun sens.
                          exemple : il pleut.  ==> Qui pleut ? Personne.

Certains verbes se conjuguent toujours à la forme impersonnelle, ils servent à décrire des phénomènes météorologiques (exemples : pleuvoir, neiger, tonner, grêler...)

Cependant, beaucoup de verbes peuvent se construire impersonnellement (exemples : falloir, sembler, arriver, convenir, rester...)

                         Il arrive qu'elle se mette en colère.

 

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Aujourd’hui, nous allons donner forme à la possibilité évoquée par Borges : n’écrire que des phrases avec des verbes impersonnels. 

Exemple extrait d’une chanson de Brigitte Fontaine (Tout le monde se rappelle peut-être de quoi il s’agit - c’est le titre de la chanson -) : 
« Quand il est trop tard, il ne faut plus s'en faire. » 

Autre chanson de Brigitte Fontaine (Comme à la radio), autre exemple :
« il y a des incendies qui s'allument dans certains endroits parce qu'il fait trop froid. »

Encore une autre, de la même (Il pleut - c'est le titre -), où on a l'embarras du choix, mais dont je retiens cet exemple : « il tonne / c’est tout ce qu'il sait faire »

C’est à vous main tenant. Postez vos verbes impersonnels dans les commentaires ci-dessous. Merci.