Ceux-qui-ont-dit-non

Elles, ils ont écrit ou publié des textes d’auteurs « qui ont dit non », qui ont combattu pour la liberté ou contre la guerre : Bruno Doucey, poète éditeur de poètes, Maria Poblète, portant la parole de Lucie Aubrac, Elsa Solal, témoignant à propos de Leonard Peltier et d’Olympe de Gouges, Nimrod, racontant Rosa Parks et Aimé Césaire, et Murielle Szac, invitant dans cette lecture Victor Hugo et Alexandrine, épouse d’Emile Zola. Toutes ces voix réunies, un vendredi soir, à la Médiathèque Nelson Mandela de Créteil, résonnaient particulièrement quelques jours après les attentats, quelques jours après la marche du 11 janvier. Le public entendait ces voix comme si c’était la première fois. Mais les deux anthologies (Guerre à la guerre et Vive la liberté) éditées par Bruno Doucey et la collection chez Actes Sud (Ceux qui ont dit non) dirigée par Murielle Szac ne datent pas de ces évènements récents. Poètes, écrivains, femmes et hommes du peuple ont lutté pour les valeurs que promeuvent ces textes. Cela ne signifie pas que c’est un combat du passé. Au contraire, cela signifie qu’il faut toujours être sur ses gardes, vigilants, debout. Et ce message s’adresse aux adolescents, aux jeunes autant qu’aux adultes d’aujourd’hui. Les éditions Bruno Doucey publient ces jours-ci une autre anthologie, L’insurrection poétique, Manifeste pour vivre ici. C’est un combat du présent.