11 décembre 2014

Lu dans l'anthologie Voix vives de Méditerranée en Méditerranée

Cela ne dépend de moi Parfois, j'ai un sentiment dans ma poitrinecomme si quelqu'un avait pris mon coeur en le pressantet le garde toujours ainsi. Je ne sais si jamaisil aura pitié de le lâcher. Cela ne dépend de moi.Je gardais l'oiseau sur ma main et il semble pareil. Texte de Tihomir Janchovski (Macédoine), traduit du macédonien par Kolja Mićević
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10 décembre 2014

La Imaginacion del futuro, mis en scène par Marco Layera

Revisiter, critiquer le passé pour le comprendre, soit. C’est une sorte de « droit d’inventaire ». Mais qui sont-ils, ces acteurs chiliens pour s’en prendre allègrement, et grossièrement, à l’histoire ? Surtout, on ne dit rien d’eux, on tente de faire du verbiage autour d’un spectacle plein de facilités, de cris, mais comme ça ne suffit pas de crier, on ajoute des micros et de la vidéo (j’ai même espéré un temps - mais ça n’a pas duré - qu’il y aurait une réflexion sur ces outils, mais même ça ils ne l’ont pas réussi).... [Lire la suite]
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09 décembre 2014

Lu dans l'anthologie Voix vives de Méditerranée en Méditerranée

Vers l'oiseau de mon enfance Va vers tes rêves baissés. PourquoiEs-tu venue, poignardeuse, vers les oreilles ? ContrebandièreDe râles tranchants sous les yeux d'un homme à la vueLourde comme moi, survenue de force, en tous lieux, la lumièreDe la terreur de la poésieTout ce qu'il est à raconter et qui ne m'a jamais été raconté, je le Sais.Je suis habitué depuis l'enfanceAux devinettes. Texte de Shimon Adaf (Israël), traduit de l'hébreu par Emmanuel Moses
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08 décembre 2014

Polisse, film de Maïwenn

Ce n’est pas devant le désarroi des enfants qu’il faut s’émouvoir ni même devant celui des parents quand ils sont bouleversés de ce qu’ils découvrent, c’est ce que dit un des policiers de cette équipe travaillant à la protection de l’enfance. C’est eux-mêmes qui sont au centre du film de Maïwenn. Pourtant ce sont bien les victimes que nous voyons, empêtrées dans ce qui ne peut pas se dire, ce pour quoi on n’a pas les mots, mais ce qui fait souffrir dans la chair et dans la tête. Alors, notre regard, la réalisatrice veut que nous le... [Lire la suite]
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07 décembre 2014

Lu dans l'anthologie Voix vives de Méditerranée en Méditerranée

Haut dans le ciel Haut dans le ciel de ChypreS'étend un infini pays bleuAux jardins suspendusEt sur ses rues pavées marchentLa déesse Cyprienne et la fée Mélusine"Prenez-moi avec vous", leur ai-je crié"Je suis moi aussi votre héritièreJetez une échelle pour que je monte vous rejoindreJe tiens dans mes bras des anémones rougesEt des roses embaumées pour vous les offrir..." Texte de Nasa Patapiou (Chypre), traduit du grec par Vassiliki et Pierre Coavoux.
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06 décembre 2014

Des ailes

Henri Michaux a donné à un de ses recueils le titre suivant : La vie dans les plis. Qu'est-ce qui se serait passé s'il avait choisi pour titre : La vie dans les pis ? Avec ou sans "l", ça change beaucoup. Avec ou sans aile aussi... "Aie", dit l'oiseau blessé à l'aile.Avec une roue, la brouette roule.Il est resté bouche bée devant une belle.Il n'y a plus de bulle dans la coupe bue. Ces quatre exemples vous donnent une idée de ce que je vous propose aujourd'hui : cherchez une paire de mots dont l'un soit construit comme l'autre,... [Lire la suite]
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05 décembre 2014

Contre-Allées, numéro 33/34, un rendez-vous mensuel, décembre 2014

De la revue Contre-Allées, numéro 33/34, ce mois-ci, voici quelques lignes qu'y a inscrites Annie Monjanel : Sur l'île quotidiennele rythme de la vagueporte de pas à pasdu port jusqu'à la plagede la plage au fortde la pointe à la pointede la pointe au portson renouvellement Au départ du bateaule port le clocher l'îlevues'engloutissent dans la chaleur de brumeune autre rive attendun peu défaitun peu refaitl'autre côté.  
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04 décembre 2014

Lu dans l'anthologie Voix vives de Méditerranée en Méditerranée

En silence Les chevaux dispersaient leur crinièreDans un troupeau s'élançant tel une flècheParmi les champs de trèfles et les culturesIls se dispersaient comme le vent Les hirondelles comptaient les joursAu pied des murs, des moineaux, des étourneaux,Dans la cour, sans façon, s'étendait le chatNotre ciel étair sillonné d'échassiers Ils emportaient avec eux notre nostalgieAu pays des rêves, très loin...Maman, le teint pâle, chantaitTous les chants mélancoliques, en silence. Texte de Yusuf Alper (Turquie), traduit du turc par... [Lire la suite]
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03 décembre 2014

Une image peut être vraie. Alix Cléo Roubaud, par Hélène Giannecchini

En ouvrant au hasard le livre d’Hélène Giannecchini, j’ai relevé deux indications : page 49 : Division 30Ligne 15Tombe 42 Et page 140 : La cote des photographies d’Alix dans les collections de la BNF est « EP 5000 ». Quand je reviens ainsi dans le livre, ces deux indications me disent qu’il y est question de vie (et donc de mort) et qu’il y est également question d’oeuvre. Hélène Giannecchini renonce à écrire une biographie, qui serait réductrice et dont il lui manque, bien sûr, des éléments bien qu’elle aille les... [Lire la suite]
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02 décembre 2014

Lu dans l'anthologie Voix vives de Méditerranée en Méditerranée

J'ai tout ça   J'ai une maison de pierre sur laquelle je lance le verre des rêves * J'ai une petite tombe à laquelle je rends visite chaque matinJe range son mobilier pour qu'elle me soit accueillante * J'ai un livre perdu dans l'enfanceJe l'ai retrouvé derrière ma porteSes feuilles sont fanées mais la parole est restée jeune * J'ai un oiseau intimidé par le ciel Chaque fois qu'il se réveille dans une cage   Texte de Karim Radhi (Bahreïn), traduit de l'arabe par Saleh Diab
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