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Une belle découverte à la Maison Daniel Féry, à Nanterre (92) : Ibeyi. Quand elles arrivent sur la scène, elles me font d’abord l’effet d’être bien jeunes (je lirai plus tard qu’elles ont 19 ans, il me semble). Mais leurs voix séduisent tout de suite, et leurs instruments, piano, cajon, bata et autres percussions, produisent des effets qui semblent nouveaux aux oreilles. Elles sont jumelles, ça se dit ibeyi en yoruba, la langue de leur famille, dont les ancêtres ont été déportés du Bénin vers Cuba au temps de l’esclavage. Les deux voix de Lisa-Kaïndé (au piano) et Naomi (aux percussions) s’élèvent, se croisent, s’allient. Quelques images en noir et blanc projetées montrent une végétation exubérante où elles apparaissent assises sur des troncs couchés. Elles parlent des divinités que leurs chansons célèbrent : la foudre, l’eau, la rivière, la mort. Et concluent avec le texte d’un rappeur, Jay Electronica, qui dit « Yesterday is gone / Tomorrow is on the way. » Elles sont sur le chemin de demain.

Regardez la vidéo de leur titre River en cliquant sur l’image qui accompagne cet article ; c’est saisissant.

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