DSCN5005Il m’a d’abord fallu trouver la porte, à gauche dans l’escalier (c’était bien indiqué mais mon parcours était dans la nature et les tapisseries). Et puis, je suis entré. Il y avait une personne debout près de la forêt d’Eva Jospin. Je suis d’abord resté au fond de la salle, près du mur, étonné de voir cette sculpture à la fois plane et profonde, plane comme une tapisserie, un bas relief, que sais-je ?  et profonde comme… comme l’imagination peut me le laisser deviner. Une fois seul dans la salle, je me suis approché : les arbres, leurs feuilles, sont faits de carton, matériau fragile, presque vivant. Mon regard s’est glissé entre les branches, a cherché les secrets dissimulés derrière les troncs, a couru dans cette pénombre sur la piste d’un oiseau, d’un écureuil. Et je suis allé m’asseoir sur le banc, un bon quart d’heure, dans la rêverie d’une promenade solitaire, à peine dérangée par les visiteurs passant devant moi. Un homme et une femme se sont assis près de moi, silencieux, contemplatifs. Nous avons partagé cet instant. Et je suis sorti, retrouvant la lumière des tapisseries.