100_7179C’est par hasard que j’ai vu de la Compagnie Antipodes deux personnes s’installer sur un banc, et, me retournant, une troisième personne s’engager à travers les spectateurs qui, eux, s’attendaient à quelque chose, attendaient Les ponctuels. Le journal contient les infos, les infos importantes, celles que tous nous devons savoir, le même journal, ici celui donnant les horaires de Chalon dans la rue. Et tous de se retrouver au même endroit à l’heure dite. Menés par l’agenda, le temps qui tourne et fait tourner les trois danseurs en costume gris et chemise blanche, jusqu’à rouler par terre comme des toupies que le mouvement centrifuge va inévitablement séparer pour les remettre sur leur chemin dans l’engrenage du temps.

100_7078Des squelettes hantent les rues de Chalon, l’un d’entre eux est accroché dans un arbre de la cour de l’Ecole de l’Est occupée par le Collectif Zo Prod, un autre danse pour la Compagnie Désuète. Aurélie Galibourg n’en finit pas d’explorer son rapport à la mort, à ce mort. Je suis son évolution depuis plusieurs années. Et ce mort m’intrigue. Qui est-il pour qu’elle ne veuille pas le lâcher ? Qui est-il pour qu’elle en efface l’histoire et qu’il n’en reste plus que l’être, pas un fantôme, un être, un squelêtre. Qu’elle me permette ce (mauvais) jeu de mot : Un squelêtre vous manque et tout est dépeuplé… Plus rien ne bouge, dit le titre. Blanc sur rouge, rien ne bouge, dit l’œnologue. Rouge sur blanc, tout fout le camp… La robe rouge est la dernière image qui virevolte dans l’obscurité.

En cliquant sur le squelette de Zo Prod (à droite), vous atteindrez une vidéo présentant la danse d'Aurélie Galibourg.