larosablancaBlanc et noir, le texte que je découvre grâce à Maryse Aubert, mise en scène par Adel Akim, raconte la conquête d’un Mexique, où vivent dans leurs traditions les Indiens Totonaques, par les magnats du pétrole installés en Californie. Deux hommes s’affrontent, deux visions du monde, deux espaces. L’un tente de préserver son hacienda et les cultures ancestrales du maïs ; l’autre vise à étendre son empire en exploitant les nappes souterraines. D’un côté de la scène, à jardin, l’hacienda ; de l’autre, à cour, les bureaux de la Condor Oil. D’un côté le propriétaire de l’hacienda et ses compadres, de l’autre le PDG, ses actionnaires, ses hommes de main et son train de vie dispendieux. La comédienne qui raconte cette histoire, manipulant de part et d’autre des objets représentant ces deux mondes qui s’affrontent avec des armes inégales, semble une meneuse de revue. Prenant toutes les voix des protagonistes, elle nous entraîne jusqu’à l’image finale où le blanc et le noir, en fond de scène, se mêlent. Dans cette image saisissante, il y a la vie qui se débat, celle du Chiapas.

J'ai vu ce spectacle au Festival Off d'Avignon 2012.