100_6913La première rencontre que j’ai faite sur l’esplanade du Palais ducal de Nevers fut une Compagnie de danse, Déviation, avec un spectacle intitulé Comme deux gouttes d’eau, un Camerounais, une Suédoise. Tout les différencie et ils en jouent, jusque dans les caractères qu’ils affichent. Tout les oppose mais, comme tout ce qui s’oppose, ils s’appuient l’un sur l’autre. Un enfant, pris au hasard dans le public, sera même appelé à la rescousse.

100_6971Une autre danseuse, Claire Ducreux, présentait une nouvelle création, Le Sourire du Naufragé, faite des ingrédients qu’elle a déjà utilisés mais dont je ne me lasse pas : les émotions naissent dans le public de son regard, de ses sourires, de sa capacité à faire venir à elle enfants et adultes. Cette fois, après un banc, une balançoire, une barrière, elle cherche le mouvement dans une statue, l’immobile compagnon de sa solitude, qui lui tient lieu de famille et protège une sorte de bonheur.

100_6917Au même endroit, un autre jour, Joane Reymond (Compagnie Mine de rien) mène le bal. Son costume la fait tour à tour narratrice, marâtre, sœurs envieuses, musicienne, mais elle a besoin du public pour jouer tous les personnages d’un conte connu de tous : Cendrillon. Pigeons, Cendrillon enfant, Cendrillon jeune fille, père, prince, nous ignorions que cette histoire allait nous tomber dessus de cette façon. Joyeuse et collective.

 

100_7004100_7003Jacqueline et Marcel, de la Compagnie L’art osé, dès qu’ils sont lâchés dans le public, vont vers les gens, entrent en relation, savent susciter et détourner une conversation, peut-être simplement faire exprimer ce que chacun pense, toujours enjoués, toujours provocateurs. Ils passent par ici, ils repassent par là, furetant, sachant lever un lièvre, saisissant la balle au bond, semant la bonne humeur.