lamemoirederizEn feuilletant le livre de Jean-Marie Blas de Roblès, je me suis arrêté sur la nouvelle intitulée « La loi Cioran » et j’ai immédiatement lu dans un des ateliers d’écriture que j’anime ce récit où « l’auteur d’un livre devrait payer de sa vie l’honneur d’une édition ». Et puis, je me suis embarqué dans les vingt-deux textes du livre. Avec le plaisir de la surprise, quand le récit nous mène à un retournement que nous n’avons pas vu venir. Avec le plaisir aussi de la lecture d’un style très agréable, d’un travail de description (qui deux ou trois fois m’a quand même agacé, comme s’il n’était qu’un truc d’écriture), de portraits pittoresques et d’aventures à la limite du fantastique. Car c’est quand il se tient à cette limite que l’auteur me tient en haleine, limite du rêve, de l’ivresse et de la réalité. J’écrivais que je me suis embarqué, parce que plusieurs de ces nouvelles nous font plonger dans l’océan ou la mer, nous donnant envie, partant à la pêche avec « L’oncle Félix », de transmettre le goût des histoires.