yangwangQuand on regarde un danseur, on s’attache souvent au corps, aux formes qu’il dessine dans l’espace, aux mouvements qu’il y inscrit. Quand il est vêtu, ce corps déploie un tissu qui modifie son volume. Quand il est nu, il a quelque chose de la sculpture, de l’écriture. Jouant avec les mots, on pourrait dire d’un danseur que son corps est graphie.

Yang Wang photographie des corps. Dans le hall de la Maison des Arts de Créteil (94), sur plusieurs niveaux, comme le permet l’architecture du lieu, il exposait Living dance, diptyques composés de corps de danseurs, dont la photo suspend le mouvement, et des visages de ces danseurs. Je suis alors, passant devant ces photographies, conscient que ces corps ne sont pas seulement des formes, mais des personnes dont l’art est au service de la chorégraphie.

Cette exposition est présentée au Centre National de la Danse de Pantin (93) du 2 novembre au 17 décembre 2010.

Un livre paraît le 19 novembre.