blackFilm de série B, Black n’est pas un film à thèse. Et pourtant…

XVIIIe arrondissement de Paris, Boulevard Barbès, rencontre d’un braqueur et d’un marabout ; le braqueur est dans un camion poubelle, le marabout le reconnaît comme étant un lion et lui annonce la proximité de la prophétie : il devra, assisté d’une panthère, tuer le serpent. La suite du film nous conduit à Dakar et le film vaut par ces images de la ville africaine, juxtaposant bâtisses coloniales et habitat précaire, circulation dense et routes poussiéreuses. Ainsi, un homme, un malfrat, né à Villepinte, appelé Black (interprété par MC Jean Gab’1), se retrouve au Sénégal où il va devoir lutter avec ses démons, où il va se trouver face à face avec l’Afrique, une Afrique à la fois terre de mythes (le lion, la panthère, le serpent) et de convoitise internationale (on y côtoie des Africains bien sûr, mais aussi des Français et un Russe). C’est un film où l’on rit de bon cœur et qui joue avec les codes des films d’action sans complexe : flammes sortant des fusils, morts violentes, explosions, courses poursuites. Un film où, après avoir retrouvé l’état de nature, le héros revient à Paris, devenu « mythique », mais seul devant son verre dans un bistrot, et vêtu d’un costume européen…

La séance était proposée par le groupe Push Up ! Je vous l’ai déjà présenté dans ce blog, mais j’y reviendrai.

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