100_0672Paris Quartier d’Eté, comme chaque année, nous fait découvrir des artistes dans les jardins parisiens. Pour le premier concert de ce mois de juillet, le festival proposait 34 Puñaladas, un groupe argentin dont le chanteur dit qu’il ne parle ni français, ni anglais, ni espagnol, mais lunfardo, un langage de « Bombay Buenos Aires », et qui ranime la flamme d’un tango qui raconte des histoires plus qu’il n’invite à danser. Le rythme alors (1-1,2-1,2), on peut le marquer avec le pied, le taper dans les mains, mais c’est un rythme du cœur : bat, et rit, et pleure. Violence, amour, ironie, même si je ne comprends pas toutes les paroles, la voix et les quatre guitares m’en disent long sur l’existence dans ce que la traduction nomme les bas-fonds de Buenos Aires. La voix, les guitares, même si le lieu (parc de Belleville) ne me semble pas le plus approprié, parce que sur les hauteurs de la ville, au niveau de la cime des arbres, alors qu’on voudrait écouter ces musiques et cette voix (le concert alterne chansons et compositions instrumentales) dans un espace délimité par un fond de scène et non par le ciel de Paris si largement ouvert ce jour-là.

Vous pouvez écouter des chansons sur le site du groupe en cliquant sur la photo.