30 avril 2010

Nous sommes tous des dictaphones, par le Théâtre du Menteur

Avec ce titre en forme d’affirmation-slogan, François Chaffin, qui se qualifie lui-même d’ « auteur en scène », nous conduit aux limites du théâtre. Les comédiens sur scène sont désignés par leur nom, Violaine de Carné est Violaine de Carné, Serge Barbagallo est Serge, Thierry Barthe est Thierry, et ainsi de suite pour Céline, Julien, Denis et François lui-même. De cette manière, l’espace entre le spectacle et les spectateurs est réduit au minimum. Moins pour que nous y voyions mieux, que pour nous mettre tous dans le même panier,... [Lire la suite]
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29 avril 2010

La première fois que la nuit est tombée, par le Théâtre du Menteur

François Chaffin nous fait explorer trois chemins, celui des anges, celui des prophètes, celui des intimes. Les anges ne se posent pas de questions, ils attendent en admirant la lumière (« Que la lumière soit ! », est-il écrit dans la Bible). Les prophètes ne se posent pas de questions, ils n’ont qu’une vérité et l’assènent de toutes les façons possibles : par la prière, par la publicité (« Vous avez aimé la création ? vous aimerez la fin du monde ! »), par la ceinture d’explosifs. Les intimes, les femmes et les hommes, se posent sans... [Lire la suite]
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28 avril 2010

Crocodile OPA, par le Théâtre du Menteur

Le texte suivant a été écrit en 2008, lors de la création du premier spectacle d'une trilogie  « trois utopies pour un désastre » dont le dernier opus vient d'être créé. Opus est un mot latin, qui signifie œuvre, et dont le pluriel est opera... Crocodile OPA, un Opéra de quat'sous contemporain. Il y a, en effet, dans ce spectacle, les mêmes ingrédients que dans la pièce écrite en 1928 (elle-même tirée d’un texte de 1728) : le désir d’accumulation, de capitalisation, l’appât du gain, et la misère, la musique et les... [Lire la suite]
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27 avril 2010

Montaigne, mise en scène de Thierry Roisin

J’ai découvert Montaigne au Théâtre Paris-Villette. Un homme marche, le temps ne s’arrête jamais, même si, parfois, il semble ralentir, ou accélérer. Aller devant soi, regarder tout ce qui survient, être attentif à ce qu’on trouve et pas seulement à ce qu’on cherche (comme je l’ai entendu dire par Cees Nooteboom, il y a quelques années), voilà l’activité de Montaigne, si j’en crois le spectacle vivifiant mis en scène par Thierry Roisin. N’hésitant pas à tout écrire, Montaigne ne craignait pas de se contredire, affirmant même :... [Lire la suite]
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26 avril 2010

Odile Duboc

J'ai appris, ce week-end, la mort d'Odile Duboc, une chorégraphe dont j'ai suivi longtemps les créations. Je garde en mémoire les Trois Boléros, dont vous pouvez voir des extraits en cliquant sur la photo ci-dessous.
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25 avril 2010

Edvard Munch, à la Pinacothèque de Paris (3)

« Je peindrai des êtres qui respirent, sentent, souffrent et aiment." Cheveux défaits des femmes, pour cacher les pleurs qui secouent le dos, pour emprisonner l’homme abandonnant sa nuque au baiser, à la morsure, pour couvrir la nudité d’un secret amoureux, pour séduire l’homme qui vient y fondre sa bouche, ou se laisser envelopper sous l’arbre de la tentation, de la jalousie. Cheveux collés sur l’oreiller de la sœur malade mourante, cheveux attachés d’une dame en robe bleue. La chevelure des femmes exprime ce que Munch ressent... [Lire la suite]
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24 avril 2010

L'emploi du pronom indéfini...

J'ai reçu ce message, au bout d'une chaîne comme il en court sur Internet. > « Il était une fois quatre individus qu'on appelait>  Tout le monde - Quelqu'un - Chacun - et Personne..>  Il y avait un important travail à faire, > Et on a demandé à Tout le monde de le faire.>  Tout le monde était persuadé que Quelqu'un le ferait. > Chacun pouvait l'avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit. > Quelqu'un se fâcha car c'était le travail de Tout le monde... [Lire la suite]
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23 avril 2010

Edvard Munch, à la Pinacothèque de Paris (2)

"Je ne peindrai plus d'intérieurs et les gens en train de lire, et les femmes à leur tricot. Je peindrai des êtres qui respirent, sentent, souffrent et aiment." Edvard Munch, en affirmant cela, s’y engage, de même qu’il s’est engagé dans la peinture en décidant, à 17 ans, « je serai peintre ». Et ses paysages vont nous surprendre assez vite. Il y a de la puissance, on sent les éléments pris dans un flux d’énergie, des arbres qui ressemblent à des torches, la neige qui pèse sur les branches et les toits, le rouge d’une... [Lire la suite]
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22 avril 2010

Angélique Kidjo, à la Cigale

Première chanson, elle est seule sur scène, vêtue de rouge. C’est la patronne (elle le répètera pendant le spectacle), les quatre musiciens la rejoignent l’un après l’autre. Elle dit être heureuse de chanter à Paris, à la Cigale. Son spectacle, ce soir-là, était un hommage à toutes les musiques de son enfance au Bénin où elle est née il y aura bientôt cinquante ans (déjà !). Elle ne les fait pas, quand elle tourne sur elle-même, quand ses pieds marquent le rythme, quand elle saute, quand elle danse, quand elle descend parmi le public... [Lire la suite]
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21 avril 2010

Edvard Munch, à la Pinacothèque de Paris (1)

Même si une biographie ne suffit pas à témoigner de l’art d’un homme ou d’une femme, c’est par la lecture du livre de Dominique Dussidour, il y a quelques années, que j’ai approché l’œuvre d’Edvard Munch, Si c’est l’enfer qu’il voit. J’en extrais quelques lignes. D’abord, celles qui justifient le titre choisi pour cette publication : « Dès ses débuts en peinture il peint ce qu’il voit : figures et paysages ; ses proches, les environs. Et si c’est l’enfer qu’il voit, c’est l’enfer qu’il peint. Quand il explorera l’esthétique... [Lire la suite]
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