Une journée au Centre Pompidou ne suffit pas pour tout voir et la frustration nous attend à la sortie. Mais qu’à cela ne tienne ! Après Soulages, la visite de l’exposition de la collection permanente sous l’angle féminin – ou faut-il dire féministe ? – semblait s’imposer.

nikidestphalleNiki de St Phalle, dont on apprécie les œuvres sur la pièce d’eau jouxtant le Centre, nous accueille et cette féminité, à la fois ludique et terrifiante, à la fois institutionnelle et provocatrice, à la fois colorée et d’un blanc plâtreux, laisse présager de la diversité de l’accrochage.

Le temps a passé trop vite pour goûter toutes les œuvres. Et on cherche l’unité de tout cela. L’affirmation féministe est permanente quoi qu’en dise la commissaire, celle des artistes majoritairement, bien sûr. Y a-t-il un art féminin ? Faut-il le chercher du côté des souffrances du corps, des organes exp(l)osés ? Faut-il le chercher du côté domestique (design, travaux de couture, de tricot, de tissage) ? Ce serait, quelle que soit la réponse, réducteur.

Le choix thématique de la présentation des fonds du Centre Pompidou permet, en tout cas, de voir des œuvres qu’on n’avait pas encore vues et d’en revoir certaines avec plaisir. Les Pensionnaires d’Annette Messager, le mur de Marthe Wéry, le rouge de Monique Frydman, une photo de Sophie Ristelhueber, le baiser d’Orlan (si froid sans l’artiste), l’Extrême tension de Louise Bourgeois, la pluie de Dominique Gonzales Foerster, quelques œuvres de Patti Smith

On part, déçu de ne pas avoir vu les photos de Sophie Calle, de Shirin Neshat, les films de Valérie Mréjen, et de ne pas avoir identifié tout ce qu’on a vu.

Alors, rentré chez moi, je cherche les reproductions qui évoquent le mieux cette visite : Niki de St Phalle, Guerrilla Girls, Judit Reigl, et la photo de Nan Goldin que je préfère.

guerrillagirls   juditreigl   NanGoldinJoana

     francinebacon

     Et l'hommage d'Agnès Thurnauer...