How many roads must a man walk down
Before you call him a man?

C’est le début de la chanson de Bob Dylan. Ma pensée va son chemin, de jour en jour. Et rencontre aujourd’hui un texte de Manuel Daull, publié par le Dernier Télégramme, L(o)una, dont voici un extrait

(…)
avec moi il a réappris le contact
réappris qu’il était possible d’avoir des rapports simples
réappris la marche aussi
le pouvoir de la marche
qui vide la tête
marcher et penser à rien donc à l’essentiel
marcher comme faire des brouillons en marchant
réappris le sens du déplacement
cette marche vers rien et pourtant pleine de sens
cette manière
la belle manière de faire fonctionner la machine
le goût de l’effort musculaire
l’oxygénation
le sens du relief
les yeux qui avancent sans chercher rien à l’horizon
IMGP2841(…)
la symbolique de la marche c’est déjà de sortir
sortir des boîtes où l’on habite comme en survie
sortir de rues aux parcours connus d’avance
des chemins tracés
des rythmes par d’autres dictés
trouver un autre rythme
résultant de sa propre respiration
des aspérités du relief
voire du sol même
sentir le vent vous ralentir ou vous porter
sentir le vent vous pousser
(…)

The answer is blowin' in the wind...